Le Gouvernement prépare une réforme de la taxe de séjour pour la loi de finances pour 2027. Une enquête menée auprès de 580 collectivités qui la collectent montre ce que les territoires souhaitent modifier et ce qu'ils entendent conserver.

PHOTOGRAPHIE. La taxe de séjour s'applique dans 93 % des communes et a rapporté 932 millions d'euros en 2024. L'enquête menée au printemps par l'Association nationale des élus des territoires touristiques et l'éditeur Nouveaux Territoires révèle des pratiques proches : 89 % des collectivités appliquent le régime au réel à toutes les natures d'hébergement, la plupart taxent les hébergements non classés au taux plafond de 5 %, et trois sur quatre gèrent la collecte avec un logiciel du marché.
LIGNE ROUGE. Sur le principe d'une réforme, 48 % des répondants y sont favorables et 31 % opposés. Un point fait consensus : 83 % refusent que la collecte soit transférée à la Direction générale des finances publiques. Les collectivités redoutent en effet de perdre le contact avec les hébergeurs, la connaissance de leur parc et la maîtrise des reversements, en ayant en tête le précédent de la taxe d'aménagement. Le Gouvernement a écarté cette hypothèse en mars, mais elle reste dans les esprits.
RETOUCHES. 63 % approuveraient la suppression de la taxe de séjour forfaitaire, incompatible avec la collecte par les plateformes. Le tarif de 0,20 € des campings 1 et 2 étoiles et des ports de plaisance, inchangé depuis 2015, est jugé trop bas par 42 %. Un répondant sur deux souhaite élargir l'exonération des saisonniers. En revanche, 60 % refusent d'étendre la taxe proportionnelle aux hébergements classés et 95 % s'opposent à rendre obligatoire l'exonération des loyers modestes.
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