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les ports de plaisance peuvent interdire les locations de bateaux à quai

Louer son bateau amarré comme une chambre d'hôtes est devenu un marché lucratif dans les ports de plaisance, au prix de nuisances qui exaspèrent plaisanciers et gestionnaires.

27 février 2026 · · 2 min lecture · ·

ESCALE. Le « modèle Airbnb » a gagné les pontons : particuliers et conciergeries proposent des nuits à bord de bateaux qui ne quittent jamais le quai. Avec cette clientèle viennent tapage, dégradations et conflits avec les plaisanciers, pendant que les équipements s'usent plus vite. À La Rochelle, qui abrite les plus grands bassins de plaisance d'Europe, la régie du port a réagi : son règlement d'exploitation interdit depuis juin 2025 de loger un tiers contre paiement, pour quelque durée que ce soit, sur tout bateau amarré dans le port.

CAP. Six sociétés vivant de cette activité ont demandé en urgence la suspension du dispositif. Refusée par le tribunal administratif, elle l'est aussi par le Conseil d'État : les biens du domaine public s'utilisent conformément à leur affectation, rappelle le code général de la propriété des personnes publiques, et, au vu des nuisances constatées, l'atteinte alléguée à la liberté du commerce et de l'industrie ne fait pas naître de doute sérieux sur la légalité de l'interdiction. La régie était bien compétente pour l'édicter.

AMARRES. L'affaire reste à juger au fond, mais le signal vaut pour tous les ports, aujourd'hui presque tous gérés par les collectivités : un port de plaisance est fait pour naviguer, pas pour héberger, et son gestionnaire peut fermer la porte aux locations flottantes.

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