Depuis le 1er janvier, les fjords norvégiens classés à l'UNESCO n'acceptent plus que des navires à passagers sans émissions. Une première mondiale, aboutissement de huit années de préparation entre l'État, les ports et les compagnies.

Le Geirangerfjord et le Nærøyfjord, joyaux du patrimoine mondial, reçoivent près de 800 000 visiteurs par an, dont deux sur cinq par la mer.
SILENCE. Depuis le 1er janvier 2026, tout navire à passagers de moins de 10 000 tonneaux doit y naviguer sans émettre ni CO2 ni méthane, même pour un simple transit. Les grands paquebots ont jusqu'à 2032. La règle, nationale, est neutre sur la technologie : batteries, hydrogène, biogaz très encadré ; le branchement à quai est obligatoire ; tout manquement est sanctionné par une amende.
PRÉAVIS. Le Parlement avait posé le principe dès 2018 : huit ans pour se préparer. La flotte s'est équipée avant l'échéance, des navires tout électriques sillonnent le Nærøyfjord depuis 2018, les côtiers d'Havila entrent à Geiranger sur batteries, et les rares dérogations s'éteindront fin 2029.
VITRINE. Le tourisme n'a pas fui : les compagnies vendent désormais l'entrée silencieuse dans les fjords comme une expérience à part, et les chantiers du pays, dopés par la commande, exportent leurs navires propres. Reste l'échéance de 2032, qui dira si les géants des mers suivent ou renoncent à Geiranger.
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