Hôtels, campings, restaurants : réserver son offre aux seuls adultes est devenu un argument commercial.

Une proposition de loi entend faire de l'exclusion des enfants une discrimination. À l'origine, la montée de l'« adults only » : hébergements, restaurants et services fermés aux mineurs, jusqu'aux voitures de TGV « Optimum » sans billets enfants, qui ont déclenché la polémique.
La proposition ajoute aux discriminations de l'article 225-1 du code pénal l'exclusion de mineurs « de lieux de vie, de l'espace public, d'espaces commerciaux ou des transports », sauf exigence de sécurité propre aux enfants ou absence de capacité civile. Adopté, le texte exposerait à trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende tout refus fondé sur l'âge.
Rien ne garantit que le texte soit un jour inscrit à l'ordre du jour. Sans attendre, des communes touristiques font le pari inverse, attirer les familles plutôt que les écarter, avec le label Famille plus de l'Association nationale des élus des territoires touristiques.
gratuite
& Territoires
On lit tout. Vous gardez l’essentiel.