Pour assurer la continuité du sentier du littoral, l'État peut retoucher le tracé de la servitude qui le porte. Le juge vient d'en clarifier la méthode.

VALIDATION. À Belz, sur la ria d'Etel (Morbihan), le préfet avait modifié le tracé pour permettre aux piétons de longer la côte sans interruption. Une association et des riverains demandaient l'annulation : la cour administrative d'appel écarte leurs critiques et valide le nouveau tracé.
DÉCOUPAGE. Le projet concernait plusieurs communes riveraines de la ria, et chacune a eu sa propre enquête publique. Pour les opposants, ce découpage masquait l'ampleur des travaux. La cour ne les suit pas : la servitude est « divisible », l'État peut avancer commune par commune. Seuls les riverains des sections modifiées peuvent contester l'arrêté.
FORMALITÉS. Les aménagements du sentier gardent un statut léger : un débroussaillage, un escalier ou une passerelle en bois ne nécessitent aucune évaluation environnementale, même en espace remarquable du littoral.
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