Le réseau thermal français ne compte plus que 80 stations actives environ. Interrogé, le ministère de la Culture détaille les leviers existants sans annoncer de mesure nouvelle.

Le patrimoine thermal français, riche de plus de deux millénaires d'histoire, se dégrade. La grande majorité des stations se situent dans de petites communes rurales où elles constituent souvent un pilier de l'économie locale et un levier d'attractivité touristique. Or la baisse de fréquentation, conjuguée à la vétusté des équipements et à l'absence de stratégie de reconversion, provoque des fermetures en série. Chacune emporte avec elle une part de savoir-faire et d'identité territoriale.
Le ministère reconnaît l'enjeu mais se contente de rappeler les dispositifs de droit commun : plus d'une centaine d'édifices thermaux sont déjà inscrits ou classés monuments historiques et les travaux de restauration peuvent bénéficier des crédits du programme 175 via les DRAC. Il met aussi en avant la candidature des « Grandes Villes d'eaux d'Europe » au patrimoine mondial de l'UNESCO. Pour autant, aucun plan national dédié n'est envisagé.
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