Un rapport parlementaire dresse un constat sévère sur l'avenir économique des stations de ski et propose une trajectoire de transition pour la montagne.

CONSTAT. Le réchauffement en montagne progresse de 10 à 20 % plus vite que la moyenne nationale, et l'enneigement reculera fortement d'ici 2050. Pourtant, le modèle économique des stations, issu des plans neige des années 1960-1970, se transforme « largement insuffisamment », alors même que le ski concentre encore 120 000 emplois. Les rapporteurs jugent la pratique indépassable à court terme, mais réclament une trajectoire claire pour sortir d'une dépendance exclusive à la neige.
LEVIER PUBLIC. Trois axes structurent l'action publique parmi les 50 propositions : la création d'un observatoire national de la transition montagne, le conditionnement des subventions à la neige de culture à une analyse bénéfices-risques, et l'adaptation des délégations de service public des remontées mécaniques pour intégrer le changement climatique. Le Plan Avenir Montagnes, doté de 331 millions d'euros depuis 2021, devrait être prolongé jusqu'en 2027 pour éviter la rupture de l'effort.
BASSIN DE VIE. Le rapport élargit la transition au-delà des pistes. Côté logement, un abattement de taxe foncière favoriserait la location à l'année des résidences principales, et MaPrimeRénov' s'ouvrirait aux résidences secondaires sous condition de location longue durée. Côté mobilités, les ascenseurs valléens et la réouverture de lignes ferroviaires sont mis en avant. Les rapporteurs insistent sur la différenciation territoriale, sans solution unique, à anticiper avec l'outil ClimSnow.
gratuite
& Territoires
Pour celles et ceux qui font vivre le tourisme dans les territoires.