Interdire la baignade ne suffit pas, encore faut-il faire respecter l'interdiction. Un décret récent donne aux communes un outil nouveau, en pleine saison.

AVANT. Se baigner malgré un arrêté du maire ou du préfet n'était qu'une contravention de première classe : 38 € au plus, 11 € en amende forfaitaire. Ignorer le drapeau rouge n'était pas puni en tant que tel.
SANCTION. Depuis le 3 août, se baigner ou pratiquer une activité nautique dans une zone interdite par arrêté du maire ou du préfet, malgré le drapeau rouge, ou en violation d'un règlement de police de la navigation, est une contravention de troisième classe (article R. 643-3 du code pénal) : 450 € au plus, et le plus souvent une amende forfaitaire de 68 €. Les agents de police municipale et les gardes champêtres peuvent la constater par procès-verbal.
LIMITE. L'amende suppose une interdiction : un arrêté, des panneaux sur place, ou un drapeau rouge hissé. Sans interdiction, la baignade en rivière ou en lac reste libre, aux risques et périls du baigneur.
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