
Aucun texte législatif ou réglementaire spécifique ne régit la consommation d'alcool sur les pistes de ski en France, ni ne fixe de seuil d'alcoolémie pour cette pratique. Le ministre de l'Intérieur le confirme dans une réponse de juin 2025 : à la différence de la circulation routière, encadrée par les articles L. 234-1 et suivants du Code de la route, la gendarmerie ne peut pas effectuer de contrôle préventif d'alcoolémie sur les domaines skiables. Seule l'ivresse publique manifeste est sanctionnable, sur le fondement de l'article R. 3353-1 du Code de la santé publique, par une contravention de deuxième classe d'un montant maximal de 150 euros.
Le ministère met en avant la présence renforcée de la gendarmerie en station, avec 85 détachements hivernaux de protection des populations et les pelotons de haute-montagne, sans toutefois prévoir d'évolution de l'arsenal juridique. Les exploitants de domaines skiables, les bars et restaurants d'altitude restent donc en première ligne face au développement de l'after-ski, dans un cadre dépourvu d'outils dédiés.
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