
La commune, d'abord. Chaque année, elle recense ses eaux de baignade et, responsable des plages publiques, en établit le « profil » : la carte d'identité du site, qui inventorie les sources de pollution et les moyens d'y remédier. À elle encore d'informer les baigneurs et, en cas de pollution, de fermer le site. L'agence régionale de santé, elle, contrôle l'eau en saison par des prélèvements, puis classe chaque site, d'« insuffisant » à « excellent ».
Restait l'amont : la pollution vient surtout de la terre (assainissement, eaux pluviales, épandages), et la commune seule n'y peut rien. C'est l'objet de la feuille de route sur la qualité des eaux littorales, présentée le 7 mai. L'État s'y engage à :
- identifier d'ici fin 2026, bassin par bassin, des « zones à enjeux majeurs » où concentrer les moyens ;
- faire mesurer aux schémas d'urbanisme, plans inondations et stratégies trait de côte leur impact sur les eaux de baignade ;
- harmoniser d'ici la fin de l'année le format des données des profils, pour une information du public enfin lisible.
D'où l'intérêt, avant l'été, de mettre à jour son profil : dès le second semestre, les préfets devront s'y référer avant de déroger aux règles d'épandage, et son contenu engage l'image de la destination.
gratuite
& Territoires
On lit tout. Vous gardez l’essentiel.