Filmer la plage, les pistes de ski ou la place du village pour donner envie de venir : la pratique s'est banalisée sur les sites des communes et des offices de tourisme.

CONSTATS. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) vient de livrer les conclusions de ses contrôles sur les webcams touristiques, diffusées en ligne et en direct.
Le bilan est sévère : personnes identifiables, plaques lisibles, caméras cadrant des terrasses de café, des entrées d'habitations ou des fenêtres. Autant d'images qui peuvent être détournées, du cambriolage au harcèlement, alors que nul ne peut s'y opposer ni s'attendre à être filmé.
CADRAGE. Pour la CNIL, ces webcams ne sont pas de la vidéoprotection, qui sert à protéger les biens et les personnes et l’”intérêt légitime" invoqué par les communes ne suffit pas à les justifier. Dès qu'un passant est reconnaissable, elles relèvent du règlement général sur la protection des données (RGPD), avec toutes ses obligations. Pour y échapper, une seule solution : ne filmer personne. Le champ doit se limiter aux bâtiments publics et aux paysages, sans individu ni entrée ou fenêtre d'habitation. Même floutée, une silhouette ne doit pas apparaître.
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