
Reconstituer un monument en 3D, visiter Chambord ou Fontainebleau en réalité augmentée, plonger dans une œuvre au musée d'Orsay : la « XR » (réalité étendue) investit le patrimoine culturel français.
Ces technologies placent le visiteur au cœur de récits construits et offrent un puissant outil de médiation, mais elles peuvent aussi véhiculer une lecture biaisée de l'histoire. Contrairement au cinéma, elles restent très faiblement réglementées.
Le risque identifié par le ministère de la Culture tient moins à la technologie qu'à la concentration de ses financements : lorsque les investissements proviennent d'un petit nombre de bailleurs, les contenus peuvent refléter une vision partielle du patrimoine.
Le Fonds d'aide à la création immersive (CNC) et France 2030 « Culture immersive et métavers » visent à diversifier les financeurs pour préserver l'indépendance de la création. Mais aucune réglementation n'encadre la XR à ce stade : la qualité scientifique des contenus incombe directement aux collectivités et sites qui déploient ces outils.
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