À l'occasion de la COP30, ADN Tourisme propose aux collectivités un guide pratique d'engagement vers une stratégie touristique responsable.

EAU, POINT NÉVRALGIQUE. Un touriste consomme 230 litres d'eau par jour, contre 150 pour un habitant permanent, et 60 % de la consommation annuelle se concentre l'été. Plusieurs leviers émergent : siéger dans la commission locale de l'eau du bassin versant (à l'image de l'ADT Ardèche), introduire une tarification saisonnière de l'eau potable (Toulouse Métropole), ou organiser des campagnes de sensibilisation conjointes avec les hébergeurs.

SURFRÉQUENTATION. 53 % des Français ayant visité un lieu touristique en 2024 ont été confrontés à la surfréquentation, et 17 % ont fini par renoncer à leur visite. Plusieurs voies permettent d'étaler les flux : élargir les horaires d'ouverture, afficher l'affluence en temps réel sur les sites les plus exposés, ou proposer des billets combinés qui dirigent les visiteurs vers les sites moins courus.

COMMUNICATION. Entre greenwashing et greenhushing, la communication touristique cherche son équilibre. La transparence factuelle, chiffres à l'appui, reste la voie la plus sûre.[encadre titre=conseil]La collectivité a tout intérêt à commencer par un diagnostic chiffré. Le suivi annuel des consommations d'eau et d'énergie des hébergements et équipements publics permet d'identifier les premières marges d'action. Au niveau régional, l'outil CalculaTour, développé par l'ADEME avec trois régions pilotes en 2024, mesure les émissions de gaz à effet de serre du tourisme et oriente les politiques publiques. Sans cet état des lieux préalable, les actions risquent de rester cosmétiques.[/encadre]

ADN Tourisme, guide « Tourisme et développement durable : comprendre et agir », publié le 10 novembre 2025.